Rotax Max Challenge Grand Finals 2019

Rotax Max Challenge Grand Finals 2019

05/11/2019

Rotax Max Challenge Grand Finals 2019

La consécration pour le Team France.

Avec ses 16 pilotes qualifiés pour la Grande Finale Rotax 2019, le Team France a décroché pour la première fois de son histoire la Nations Cup au 1er rang des 58 pays engagés dans la compétition. Artisans de ce succès, Jolan Raccamier, vainqueur en Mini Max, Andy Ratel, Sacha Maguet, Nicolas Picot et Rudy Champion, présents sur la 2e marche de leur podium, ont été épaulés par leurs coéquipiers lors de cette confrontation d’envergure mondiale d’un niveau de compétitivité rarement atteint.

Disputée en Italie sur le circuit de Sarno du 19 au 26 octobre, la 20e édition de la Rotax Max Challenge Grand Finals a en effet été marquée par des affrontements sportifs d’une intensité peu commune. Rappelons que cette épreuve unique en son genre confrontait 360 pilotes sur des ensembles châssis, moteur, pneus, identiques attribués par tirage au sort. A la sélection impitoyable des meilleurs pilotes Rotax du monde entier, s’est ajoutée une impressionnante équité sportive au niveau des mécaniques Rotax Max Evo et des pneumatiques MOJO fournis par le constructeur autrichien. Peu habitués à des bagarres aussi rudes dans l’hexagone, les Français ont rapidement pris la mesure de leurs adversaires pour briller dans quatre des cinq catégories où ils étaient engagés. La France remportait ainsi la Nations Cup devant la Finlande et l’Australie.

Qualifiés lors de la NSK, des Championnats et Coupes de France FFSA, ainsi qu’à l’occasion du nouveau Rotax Max Challenge International Trophy, les 16 tricolores ont été l’objet de toute l’attention de 3MK Events. Deux pilotes officiels du Sodi Racing Team avaient été dépêchés en Italie pour apporter leur soutien au Team France. Adrien Renaudin, le capitaine de l’équipe 2019, ainsi que Bas Lammers, le grand champion néerlandais, n’ont pas ménagé leur énergie pour faire partager leur expérience et leur connaissance de la course. Bien plus qu’une simple course, le Rotax Max Challenge Grand Finals s’affirme comme une véritable fête du karting à l’ambiance inimitable durant toute une semaine, un évènement marquant pour tous les participants.

 

La filière française Rotax a prouvé la valeur des compétitions hexagonales pour aguerrir et sélectionner ses meilleurs éléments. Michel Guignard et Patrick Vizatelle, représentants de la FFSA venus assister à l’épreuve, ne cachaient pas leur satisfaction face à la réussite des pilotes issus des catégories fédérales à motorisation Rotax, partenaire de longue date de la Fédération. Après un tel succès, les places risquent d'être encore plus disputées lors des compétitions Rotax françaises l'année prochaine.

 

Doublé gagnant Raccamier / Ratel en Mini Max

Formés en catégorie Cadet, les plus jeunes ont constamment joué les premiers rôles en Mini Max, découvrant le tracé de Sarno, le châssis Mini Max Compkart et les pneus Mojo. Jolan Raccamier a réussi à tirer son épingle du jeu lors d’une finale épique en obtenant la victoire dans le dernier tour face à Andy Ratel. Celui-ci avait signé la pole position avant de remporter une manche et la préfinale. 3e à l’issue des manches, Paul Alberto a confirmé en terminant 6e de la finale tandis que Karel Schulz progressait tout au long de la compétition et remontait du 23e chrono à la 9e position finale.

 

Junior Max : Maguet remonte au 2e rang

Rapides durant les essais libres, les quatre pilotes Junior Max en provenance de la catégorie Nationale, devaient remonter durant les manches après des essais chronos décevants. Sacha Maguet revenait ainsi en 4e position et Noam Abramczyk 7e après les manches. Enzo Caldaras parvenait à se qualifier pour la finale malgré plusieurs pénalités de spoiler, tandis que l’on perdait Téo Blin, pris dans un accrochage massif au départ de la préfinale A. Sacha confirmait en atteignant la 2e marche du podium, un bel exploit après son 25e chrono. Noam était revenu en 13e position, mais il chutait 24e dans la bataille. Enzo progressait également avant de terminer 26e.

 

Talents mal récompensés en Senior Max

Paul Fourquemin avait la performance pour briguer la victoire, mais le déroulement de la compétition en a décidé autrement. Guillaume Treillard de Quinemont réussissait un superbe 4e temps au chrono, Paul pointait 7e. Les deux pilotes perdaient malheureusement beaucoup de places lors d’un incident dès la 1re manche. César Gazeau perdait gros à cause d’un abandon en 2e manche. Quant à Florian Bourdon, pilote Max Master, il tentait de suivre le rythme des jeunes sans prendre de risques inutiles. César entamait une remontée incroyable de plus de 12 places pour atteindre le top 10 de la finale, mais un nouvel incident le reléguait au 14e rang. Paul achevait sa course en 17e position avec un gain de 11 places. Guillaume était retardé dès le 1er tour et une pénalité de spoiler ne lui permettait pas de faire mieux que 28e.

 

DD2 : Picot enflamme les tribunes

Beaucoup ont découvert à Sarno l’incroyable détermination de Nicolas Picot. Constamment en lutte pour la victoire, il remportait ses trois manches en piste après son 3e chrono, mais une pénalité de spoiler le retardait. Il gagnait encore sa préfinale et livrait un combat homérique en tête de la finale. Nicolas devait céder la 1re place après avoir mené pendant 10 tours. Il se réjouissait malgré tout de sa 2e place sur un podium d’une sportivité exemplaire. Lucas Joly repartait comblé de Sarno après un début de meeting exceptionnel : 4e chrono, 4e des manches, il n’avait jamais atteint de niveau en Grande Finale. La dernière course s’avérait plus compliquée et il finissait 21e.

 

Champion au top de la DD2 Master

La compétition commençait mal par l’accident de Romain Mangé lors de la 1re séance d’essais libres. Clavicule fracturée, il rentrait aussitôt en France pour subir une intervention chirurgicale.

Bien que privé de roulage lundi, Rudy Champion rentrait tout de suite dans le vif du sujet et revenait très fort dans les manches avec deux meilleurs tours. Il passait ainsi du 19e chrono à la 4e position sur la grille de départ de la finale. Rudy se battait comme un lion et franchissait la ligne d’arrivée moins de deux dixièmes derrière le vainqueur.